Panorama complet des formations d’études supérieures

Après l’obtention du baccalauréat, vous devez choisir une voie parmi de nombreuses possibilités. Préférez-vous des études courtes ou un cursus long ? Faut-il viser une université, un établissement spécialisé ou un lycée professionnel ? Le paysage des formations supérieures est vaste : il faut s’informer pour orienter votre projet professionnel. Voici l’inventaire des principales formations disponibles afin que vous puissiez faire un choix éclairé.

Formations courtes : 2 ou 3 ans après le bac

Dès l’obtention du bac, vous pouvez opter pour des études de courte durée, souvent de 2 ans et parfois de 3 ans selon la filière choisie. Ce format s’adresse à ceux qui veulent une formation professionnalisante, axée sur l’acquisition de compétences opérationnelles transférables rapidement en entreprise.

Dans les secteurs public et privé, les principaux diplômes sont le BTS et le DUT, présents dans de nombreux domaines : santé, communication, commerce, marketing, banque, assurance, immobilier, informatique, etc.

Le BTS, une formation courte et professionnalisante

Le Brevet de Technicien Supérieur (BTS) se prépare en 2 ans après le baccalauréat. Vous pouvez suivre ce cursus en lycée public, en école privée ou à distance pour plus de souplesse.

Le BTS combine enseignement théorique et enseignement pratique. Les cours visent à transmettre les connaissances indispensables au métier, tandis que les périodes de stage en entreprise favorisent la mise en situation professionnelle. Ces stages permettent de comprendre concrètement le fonctionnement du milieu professionnel visé.

Après réussite aux épreuves écrites et orales du diplôme, vous pouvez entrer directement sur le marché du travail ou poursuivre vos études.

Le DUT, une formation courte en université

Le Diplôme universitaire de technologie (DUT) se prépare en 2 ans et se déroule exclusivement au sein d’un institut universitaire de technologie (IUT), rattaché à une université publique. Ces établissements sont nombreux en France.

Le point fort du DUT est son orientation vers la pratique professionnelle : les enseignements privilégient l’application des compétences dans un contexte d’entreprise, ce qui aide à cerner rapidement le métier envisagé.

Le DUT peut aussi servir de tremplin vers des études plus longues, certains étudiants intégrant ensuite des écoles. Contrairement au BTS, le DUT ne repose pas sur un examen final unique : l’évaluation se fait principalement par contrôle continu.

Les spécialités offertes couvrent des champs variés comme les techniques de commercialisation, la chimie, les carrières juridiques et sociales ou l’informatique.

Pour être admis en DUT, vous devez fournir l’ensemble des pièces demandées par l’IUT. La sélection se fait sur étude de dossier et souvent après un entretien de motivation. Tous les bacheliers peuvent prétendre à un DUT selon leur profil, mais la majorité des entrants provient d’un bac général.

Autres formations courtes

Outre le DUT et le BTS, d’autres parcours courts restent accessibles après le bac. Vous pouvez, par exemple, envisager un CAP, formation initialement accessible dès la troisième mais ouverte aux titulaires du bac. Le Brevet professionnel constitue une autre option, généralement suivie après un bac pro ou un CAP dans le même secteur.

Le Diplôme des métiers d’art se prépare en 2 ans et cible les métiers artisanaux requérant un savoir-faire particulier. Pour les métiers de la comptabilité et de la gestion, le DCG (Diplôme de comptabilité et de gestion) se prépare en 3 ans après le bac et permet d’exercer comme comptable. Vous pouvez ensuite poursuivre vers le DSCG (Diplôme supérieur de comptabilité générale) en 2 ans supplémentaires.

La classe préparatoire aux grandes écoles

La Classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) prépare en général aux concours d’entrée des écoles supérieures. Ces prépas, de nature intensive, durent une à deux années après le bac et demandent un fort investissement. Elles se déclinent en filières littéraires, scientifiques ou économiques, utilisées fréquemment comme voie d’accès à des établissements renommés, tels que HEC.

Les prépas visent à fournir un volume important de connaissances et à développer la rigueur nécessaire pour réussir les concours. Les enseignements sont en grande partie théoriques et structurés autour des fondamentaux du domaine choisi.

Pour intégrer une CPGE, le bachelier doit présenter un dossier solide et faire preuve d’une motivation confirmée, montrant qu’il est prêt à tenir le rythme exigeant de cette formation.

Écoles spécialisées : liste et caractéristiques

Si vous connaissez déjà le métier que vous souhaitez exercer, une école spécialisée peut correspondre à votre projet. Beaucoup de ces écoles sont privées, mais certaines sont publiques.

Les écoles spécialisées délivrent des diplômes calés sur le modèle universitaire (Licence, Master, Doctorat). Le Bachelor, qui remplace souvent la licence, s’obtient après 3 ans ; le mastère spécialisé ou MBA correspond à un niveau master et se situe en général au terme de 5 années d’études post-bac.

Vous trouverez des écoles d’art, d’informatique, de commerce, de finance, de marketing, de journalisme, de communication, d’architecture, de tourisme, de langue ou de droit. Parmi elles figure notamment une école de commerce. Le choix est large selon le métier visé.

Intégrer une école spécialisée

On peut intégrer une école spécialisée dès le bac ou après une formation courte ; dans tous les cas, le bac reste obligatoire. Les recrutements reposent sur l’étude de dossier, un entretien de motivation et éventuellement des épreuves complémentaires imposées par certaines écoles privées. Certains candidats effectuent une année préparatoire après le bac avant de passer les sélections.

Anticiper son orientation, dès la classe de première, aide à se préparer aux conditions d’admission spécifiques de chaque établissement.

Organisation des études en école spécialisée

Les promotions restent souvent restreintes, ce qui favorise un suivi pédagogique rapproché. Les cursus sont généralement denses, avec un emploi du temps chargé et des périodes fréquentes en entreprise, renforçant la dimension pratique des enseignements.

Au début du cursus, l’accent porte souvent sur l’acquisition des connaissances théoriques. Les années suivantes proposent davantage d’activités pratiques, de projets et de mises en situation. Les stages occupent une place importante dans la professionnalisation et facilitent l’entrée sur le marché du travail.

Les formations post-bac en université

L’université constitue une autre voie après le bac, avec la possibilité d’entrer en licence, puis éventuellement en Master ou Doctorat. Beaucoup d’étudiants choisissent l’université en raison de l’offre de formations très étendue.

Les cursus universitaires tendent à privilégier l’apprentissage théorique. Ils demandent donc une autonomie importante pour organiser son travail et gérer son temps. Sans une forte motivation, certains étudiants peuvent éprouver des difficultés dans ce contexte.

Le système universitaire

Le cadre européen L.M.D (Licence, Master, Doctorat) structure les diplômes universitaires, du niveau bac+3 au niveau bac+8. À partir du Master, vous pouvez répartir votre parcours entre une orientation recherche (master recherche impliquant la rédaction d’un mémoire) ou une voie professionnelle (master professionnel incluant généralement des stages).

L’organisation annuelle comprend deux semestres, les enseignements étant répartis en unités d’enseignement. À côté des modules obligatoires, des modules optionnels permettent d’ajuster la formation à votre projet professionnel.

La validation des années se fait par l’accumulation de crédits européens (ECTS) ; si le total requis n’est pas atteint, des rattrapages sont organisés.

La licence en 3 ans

La licence se prépare en trois ans (L1, L2, L3) après le bac et propose de nombreuses spécialités : STAPS pour le sport, droit, langues étrangères appliquées, informatique, histoire, biologie, sociologie, etc.

Master et Doctorat

Après la licence, vous pouvez poursuivre en Master (bac+5) puis, si vous le souhaitez, en Doctorat (bac+8). Vous pouvez également quitter l’université après la licence pour rejoindre une école spécialisée et viser un niveau bac+5.

Le BUT, Bachelor Universitaire de Technologie

Le BUT, préparé en IUT, remplace le DUT et se prépare désormais en 3 ans après le bac. L’étudiant suit sa formation dans une université, tout en profitant des ressources universitaires (bibliothèques, encadrement) et d’un enseignement orienté vers l’insertion professionnelle.

L’admission au BUT se fait sur dossier : il faut transmettre ses résultats scolaires et démontrer sa motivation. L’université peut compléter la sélection par des tests. Les bacheliers technologiques mention « bien » ou « très bien » sont en général admis de plein droit en BUT correspondant à leur domaine, sous réserve que la spécialité soit cohérente avec leur formation.

Le magistère

Le magistère est une formation universitaire qui se distingue par des enseignements supplémentaires par rapport au cursus L.M.D classique et par une forte orientation vers le monde professionnel (mises en situation, visites d’entreprise). Accessible après un niveau bac+2, le magistère dure 3 ans et conduit à un diplôme de niveau bac+5. Il vise à rendre l’étudiant rapidement opérationnel et couvre des domaines variés : mathématiques, tourisme, droit, économie et gestion, physique, informatique, biologie, etc.

Autres alternatives après le bac

Certains bacheliers entrent directement sur le marché du travail, tandis que d’autres privilégient des parcours alternatifs aux longues études.

Le bac professionnel prépare spécifiquement à l’entrée dans la vie active. Si vous ne poursuivez pas d’études après le bac, un bac pro reste une option pertinente pour acquérir des compétences immédiatement exploitables par les employeurs.

Des formations ou certifications internes à l’entreprise existent également pour monter en compétences sur des outils ou tâches précises. Ces dispositifs s’adressent aux salariés qui doivent se former sur des logiciels ou processus propres à leur activité.

Changer de poste ou évoluer sans diplôme peut se révéler complexe et freiner la progression salariale. Si vous souhaitez une reconversion, vous pouvez engager une nouvelle formation afin d’acquérir les compétences nécessaires pour votre projet professionnel.